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Le col du Galibier - Tour de France 191120 novembre 2018  

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5ème étape - Chamonix-Grenoble



L'ancien sommet du col du GALIBIER
(Tour de France 1935 - L'Italien Francesco CAMUSSO)

Le GALIBIER - les itinéraires :

1) par le Lautaret : 8,52 km - de 2057 m à 2642 m - 585 m de dénivelé à 6,9% de moyenne
2) par Valloire : 18,1 km - de 1401 m à 2646 m - 1245 m de dénivelé à 6,9% de moyenne
3) par Le Châtelard : 34,9 km - de 718 m à 2642 m - 1924 m de dénivelé à 5,5% de moyenne

Le GALIBIER est, avec le col du TOURMALET, le col Français le plus célèbre. La première ascension du GALIBIER, remonte au Tour de France 1911 au cours de l'étape Chamonix-Grenoble remportée par Emile GEORGET. Avec Paul DUBOC et Gustave GARRIGOU, ils étaient passés en tête du GALIBIER et furent les seuls à réussir l'ascension sans descendre du vélo. Il est à noter que jusqu'à cette date aucun cycliste n'avait jamais franchi ce col.

Le GALIBIER regorge d'anecdotes et il est bien difficile de privilégier une aventure par rapport à une autre. Notons que les coureurs atteignaient le col du GALIBIER en gravissant l'ancienne route, quasiment impraticable aujourd'hui (voir photo). Cette ancienne route, très difficile, démarrait à 2 km en descendant du col du LAUTARET vers Briançon (N 91), immédiatement à gauche après le pont passant sur le torrent du GALIBIER. La nouvelle route (D 902), a été ouverte en 1938. Le monument "Henri DESGRANGE" date de 1949. L'ancien refuge a été construit entre 1870 et 1880. Le nouveau refuge date de 1937.

Ils sont passés en tête au sommet du GALIBIER :

1911 : Emile GEORGET (Fra) - 5° étape - Chamonix-Grenoble
1912 : Eugène CHRISTOPHE (Fra) - 5° étape - Chamonix-Grenoble
1913 : Marcel BUYSSE (Bel) - 11° étape - Grenoble-Genève
1914 : Henri PELISSIER (Fra) - 11° étape - Grenoble-Genève
1919 : Honoré BARTHELEMY (Fra) - 11° étape - Grenoble-Genève
1920 : Firmin LAMBOT (Bel) - 11° étape - Grenoble-Gex
1921 : Honoré BARTHELEMY (Fra) - 11° étape - Grenoble-Genève
1922 : Emile MASSON (Bel) - 11° étape - Briançon-Genève
1923 : Henri PELISSIER (Fra) - 11° étape - Briançon-Genève
1924 : Bartolomeo AIMO (Ita) - 11° étape - Briançon-Gex
1925 : Lucien BUYSSE (Bel) - 14° étape - Briançon-Evian
1926 : Omer HUYSE (Bel) - 15° étape - Briançon-Evian
1927 : Antonin MAGNE (Fra) - 17° étape - Briançon-Evian
1928 : August VERDYCK (Bel) - 14° étape - Grenoble-Evian
1929 : Gaston REBRY (Bel) - 15° étape - Grenoble-Evian
1930 : Pierre MAGNE (Fra) et Benoît FAURE (Fra) - 16° étape - Grenoble-Evian
1931 : Jef DEMUYSERE (Bel) - 17° étape - Grenoble-Aix les Bains
1932 : Francesco CAMUSSO (Ita) - 13° étape - Grenoble-Aix les Bains
1933 : Vicente TRUEBA (Esp) - 7° étape - Aix les Bains-Grenoble
1934 : Federico EZQUERRA (Esp) - 7° étape - Aix les Bains-Grenoble
1935 : Gabriel RUOZZI (Fra) - 7° - Aix les Bains-Grenoble *
1936 : Federico EZQUERRA (Esp) - 7° étape - Aix les Bains-Grenoble
1937 : Gino BARTALI (Ita) - 7° étape - Aix les Bains-Grenoble
1938 : Mario VICINI (Ita) - 15° étape - Briançon-Aix les Bains
1939 : Dante GIANELLO (Fra) - 16° étape (a) - Briançon-Briançon
1947 : Fermo CAMELLINI (Ita) - 8° étape - Grenoble-Briançon
1948 : Lucien TEISSEIRE (Fra) - 14° étape - Briançon-Aix les Bains
1952 : Fausto COPPI (Ita) - 11° étape - Bourg d'Oisans-Sestrières
1954 : Federico BAHAMONTES (Esp) - 19° étape - Briançon-Aix les Bains
1955 : Charly GAUL (Lux) - 8° étape - Thonon les Bains-Briançon
1957 : Marcel JANSSENS (Bel) - 10° étape - Thonon les Bains-Briançon
1959 : Charly GAUL (Lux) - 18° étape - Le Lautaret-Saint-Vincent
1964 : Federico BAHAMONTES (Esp) - 8° étape Thonon les Bains-Briançon
1966 : Julio JIMENEZ (Esp) - 16° étape - Le Bourg d'Oisans-Briançon
1967 : Julio JIMENEZ (Esp) - 10° étape - Divonne les Bains-Briançon
1969 : Eddy MERCKX (Bel) - 10° étape - Chamonix-Briançon
1972 : Joop ZOETEMELK (Hol) - 14° étape (a) - Briançon Valloire-Le Galibier **
1973 : Luis OCANA (Esp) - 8° étape - Moutiers-Les Orres
1974 : Vicente LOPEZ-CARRIL (Esp) - 11° étape - Aix les Bains-Serre Chevalier
1979 : Lucien VAN IMPE (Bel) - 17° étape - Les Menuires-L'Alpe d'Huez ***
1980 : Johan DE MUYNCK (Bel) - 17° étape - Serre Chevalier-Morzine
1984 : Francisco RODRIGUEZ (Col) - 18° étape - Bourg d'Oisans-La Plagne
1987 : Pedro MUNOZ (Esp) - 21° étape - Bourg d'Oisans-La Plagne
1989 : Gert-Jan THEUNISSE (Hol) - 17° étape - Bourg d'Oisans-L'Alpe d'Huez
1992 : Franco CHIOCCIOLI (Ita) - 14° étape - Sestrières (Ita)-L'Alpe d'Huez
1993 : Tony ROMINGER (Sui) - 10° étape - Villard de Lans-Serre Chevalier
1996 : à causes des intempéries, le col n'est pas franchi. Epreuve neutralisée.
1998 : Marco PANTANI (Ita) - 15° étape - Grenoble-Les Deux Alpes
1999 : José-Luis ARRIETA (Esp) - 9° étape - Le Grand Bornand-Sestrières (Ita)
2000 : Pascal HERVE (Fra) - 15° étape - Briançon-Courchevel

* chute mortelle de l'Espagnol Francisco CEPEDA dans la descente
** souvenir Henri DESGRANGE
*** premier passage sur la nouvelle route


Les Routes du Galibier

Tous les fanatiques du vélo en général et du Tour de France en particulier éprouvent une fascination sans cesse renouvelée pour les lieux mythiques de la légende de ce sport. Avoir vu au moins une fois le mur de Grammont ou la tranchée d'Arenberg, la côte de la Redoute ou le Poggio, pour les plus acharnés avoir monté le Mont Ventoux ou l'Izoard, peut-être même le Mortirolo ou l'Angliru... Il y a quelque chose d'une recherche des émotions et des souvenirs de notre enfance dans cette quête. Et à l'instar des madeleines de Proust l'émotion est bien souvent présente car ces paysages de légendes ont finalement peu changé. Le Ventoux est bien toujours à la même place, le restaurant au sommet du Tourmalet, la Casse Déserte...
Il est pourtant un col dont le tracé de l'ascension a été bien souvent sujet à des variations c'est évidemment le Galibier et pour les fanatiques il n'est pas inintéressant d'observer ces modifications sur le terrain. Elles portent sur 3 points :
- le tracé de la route versant sud
-le tunnel
-le passage à hauteur du hameau de Bonnenuit.

1) Le tracé de la route versant sud :

Quand on lit les récits des Tours d'avant guerre on comprend que l'ascension du Galibier par son versant sud était très difficile sur une petite route très étroite et escarpée. Aujourd'hui ce n'est pas facile mais on ne comprend pas de quoi il est question car on a l'impression de monter depuis le Lautaret sur une route large avec des virages très ouverts et une pente régulière.
Il y a une très bonne raison à ça : en 1938 à l'occasion de la construction de tunnels paravalanches à l'approche du sommet du Lautaret l'ancienne route du Galibier qui bifurquait à droite en venant de Briançonà deux kilomètres du col (à la hauteur du dernier tunnel) a été fermée et abandonnée. C'est désormais une toute nouvelle route qu'on emprunte depuis les bâtiments au franchissement du Lautaret. Ce tracé ne rejoint jamais l'ancien qui depuis plus d'un demi-siècle disparaît, lui, progressivement dans le paysage. Pourtant un œil averti peut le deviner quand il regarde sur la gauche depuis les lacets qui montent au dessus du tunnel et c'est en effet un tracé tortueux "à l'ancienne". De plus les chiffres parlent d'eux-mêmes : sur la carte Michelin de 1947 on voit que l'ancien tracé faisait 6 kilomètres en partant depuis une altitude de 1970 mètres : 586 mètres de dénivellation en 6 kilomètres cela fait une pente moyenne de 9,76 % alors que les 7 kilomètres qui mènent aujourd'hui au tunnel en partant de 2058 mètres donnent une pente de 7,11 %. Tous ceux qui font du vélo comprendront qu'il n'y a pas photo : l'ascension du versant sud aujourd'hui n'a plus rien à voir avec celle que faisaient les forçats de Desgrange du temps des routes empierrées !

2) Le tunnel :

Cette deuxième modification est beaucoup plus connue : pour des raisons de sécurité le tunnel du Galibier a été fermée à la circulation dans les années 70. L'équipement a donc construit une route qui s'élève d'un kilomètre au dessus du tunnel en 3 lacets serrés (et très raides !) pour franchir le col cent mètres plus haut à 2646 m. La pente est de près de 10% dans cette portion (donc plus difficile que la partie précédente) et c'est exactement la même chose dans l'autre sens. Du coup cette "rallonge" est beaucoup plus proche de la difficulté initiale. Mais on perd une image de légende : les coureurs entrant après un dernier sprint épuisés dans le noir en venant de Valloire pour ressortir dans la lumière de l'autre côté à la hauteur du monument à la mémoire d'Henri Desgrange. Le tunnel étant aujourd'hui réouvert à la circulation depuis deux ans on possède donc désormais le choix (l'été bien entendu !).

3) La "boucle" de Bonnenuit :

Toujours dans le registre des anciennes difficultés perdues il y a sur toutes les vieilles cartes Michelin un passage signalé comme très difficile à 14% entre les Verneys et Plan Lachat à la hauteur du hameau de Bonnenuit qu'on ne reconnaît pas quand on escalade le versant nord. Toute cette portion est aujourd'hui plutôt inintéressante après la traversée du pont : longue et usante, mais sans aucune spécificité jusqu'au virage de Plan Lachat. Où est donc passé ce "coup de cul" terrible qui nous semblait promis ? En fait on s'aperçoit qu'à cette hauteur la route fait désormais une longue boucle sur la droite pour aller à nouveau jusqu'au bord du torrent avant de revenir ensuite dans l'alignement initial et c'est cet allongement qui a permis de gommer la pente à cet endroit pour la ramener à une valeur sensiblement égale au reste de la portion. Tant pis pour les émotions : tant mieux pour les cuisses ?


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Fichier mis à jour le : 5/12/2016 à 16:55

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