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60 ans de Challenges mondiaux20 novembre 2018  

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60 ans de Challenges mondiaux

Il y a maintenant 60 ans que les challenges ou classements mondiaux ont fait leur apparition. D'abord rudimentaires, ils sont devenus un véritable championnat du Monde par points. Pourtant depuis la disparition du Super Prestige Pernod il y a 20 ans, ils ont du mal à trouver un second souffle.

Par Antoine Riche le 27 août 2006

L'INTERNATIONALISATION GRÂCE AU DESGRANGE-COLOMBO

En octobre 1947, les organisateurs des grandes courses de l'époque se réunissent et décident d'unir leurs courses dans un challenge annuel. Les courses retenues sont au nombre de neuf : trois en France (Tour de France, Paris-Roubaix et Paris-Tours), trois en Italie (Tour d'Italie, Milan-San Remo et Tour de Lombardie) et trois en Belgique (Tour des Flandres, Paris-Bruxelles et Flèche wallonne). Le nombre d'épreuves est faible, mais ce sont les courses les plus importantes de l'époque. Le barème est rudimentaire : les courses à étapes rapportent le double des points des courses en ligne, toutes à égalité. Le challenge s'appellera "Desgrange-Colombo" du nom des premiers organisateurs du Tour et du Giro. Le challenge étant richement doté, les coureurs vont s'y intéresser rapidement et il favorisera l'internationalisation naissante du cyclisme. La partie la plus visible de cette internationalisation se traduira surtout par la présence des Italiens au départ des grandes courses franco-belges. Brik Schotte sera le premier à inscrire son nom en 1948. Les plus grands coureurs de l'époque suivront : Coppi (49), Kübler (50, 52, 54) ou Bobet (51). Le challenge accueillera d'autres épreuves au fil des années : le Tour de Suisse en 1949, Liège-Bastogne-Liège en 1951 et le Tour d'Espagne en 1958.

LE SUPER PRESTIGE PERNOD, CHAMPIONNAT DU MONDE PAR POINTS

Fin 1958, un désaccord entre les organisateurs entraîne la disparition du Desgrange-Colombo. Le Prestige Pernod va prendre la relève. En 1958, les alcools Pernod lancent un challenge franco-français (épreuves et coureurs) pour concurrencer le Challenge Yellow des chaînes Sedis. En 1959, le classement est ouvert aux étrangers et devient Super Prestige Pernod, mais seules les épreuves françaises sont prises en compte. Ce n'est qu'en 1961 que les courses hors hexagone sont comptabilisées. Le challenge devient rapidement l'officieux championnat du Monde par points et une référence pour les coureurs. En plus des anciennes épreuves du Desgrange-Colombo, s'ajoutent notamment des courses à étapes comme Paris-Nice, le Dauphiné, le Tour de Romandie ou le Tour de Catalogne, soit une vingtaine d'épreuves au total. Mais les épreuves françaises sont en nombre et sûrement trop avantagées : en 1983, Bordeaux-Paris rapporte autant de points que Milan-San Remo ou Liège-Bastogne-Liège. Le barème est très élitiste : les 10 premiers seulement marquent des points et les étapes ne rapportent rien. Les plus grands inscrivent leur nom au palmarès : Anquetil (61, 63, 64, 66), Merckx (69 à 75) et Hinault (79 à 82). Le challenge va se décliner en de nombreux sous-challenges : Prestige pour les Français, Promotion pour les jeunes Français, Super Promotion pour tous les jeunes et aussi une version féminine. Fin 1987, après la victoire de Stephen Roche, le challenge disparaît après l'interdiction de la publicité sur l'alcool.

COUPE DU MONDE...

En 1989, la Coupe du Monde fait son apparition. Lancée par Hein Verbruggen, président de l'UCI, elle se veut l'égal de la Formule 1 et est à l'origine sponsorisée par Perrier (clin d'oeil involontaire au Super Prestige). Les épreuves sélectionnées sont la première année au nombre de douze et les courses par étapes sont exclues du challenge. Cette absence crée l'incompréhension de nombreux observateurs. Des épreuves jusqu'alors un peu délaissées ou marginales sont récompensées comme l'Amstel Gold Race, le G.P de Zurich ou la Clasica San Sebastian. D'autres se voient propulsées sur le devant de la scène comme le G.P des Amériques au Canada ou la Wincanton Classic en Grande-Bretagne. Pour la première édition, les points attribués aux courses sont progressifs pour maintenir le suspense jusqu'au bout. Par la suite toutes les courses rapporteront autant de points. Les grands monuments sont ainsi banalisés. La principale nouveauté est l'attribution d'un maillot distinctif au leader du classement. Après Kelly, premier lauréat, les plus grands chasseurs de classiques inscriront leur nom au palmarès : Museeuw (95-96), Bartoli (97-98) ou Bettini (2002 à 2004). La Coupe du Monde ne remplacera jamais le Super Prestige. L'absence des courses par étapes lui est préjudiciable. Les épreuves crées à l'occasion disparaissent petit à petit et une victoire à Milan-San Remo reste plus prestigieuse qu'une victoire à la classique de Hambourg.

...CONTRE CLASSEMENT UCI

Plus que la Coupe du Monde, c'est le classement UCI qui va réellement remplacer le Super Prestige. En 1984, le magazine Vélo (aujourd'hui Vélo-Magazine) lance le "classement Vélo" avec la FICP (fédération internationale du cyclisme professionnel). Le modèle est celui du classement ATP du tennis. Quasiment toutes les courses du calendrier sont prises en compte, avec un barème glissant digne d'une usine à gaz : les points marqués sur les plus grandes courses (grands tours et grandes classiques) sont gardés trois ans (il perdent la moitié de leur valeur après un an, puis encore la moitié après deux ans). Une deuxième catégorie de courses garde ses points deux ans (la moitié de la valeur est perdue au bout d'un an) et une troisième un an. Les points sont distribués très largement, pour tous les classés pour certaines courses. Ce barème sera peu à peu simplifié et seul les points marqués un an auparavant seront conservés. Le leader en fin de saison est numéro un mondial. Kelly est le premier leader et le restera jusqu'en 1988 avec 5 titres à la clé. Au milieu des années 90, Laurent Jalabert est 4 fois lauréat (95 à 97 et 99). Le classement a alors pris le nom de "classement UCI" et est maintenant géré par la fédération internationale. Le classement prendra de l'importance grâce à ses effets indirects : les équipes sont classées en divisions avec les points de leurs coureurs (un coureur richement doté devient très attractif en fin d'année), l'accès au plus grandes courses dépend de ce classement, ainsi que le nombre de coureurs engagés sur les championnats du Monde. Le classement UCI va peu à peu perdre de sa grandeur, les points étant trop largement attribués pour les places d'honneur. Erik Zabel est ainsi numéro 1 mondial en 2001 et 2002, grâce à ses collections d'accessits.

UN CLASSEMENT PROTOUR PEU ATTIRANT

Avec le Pro-Tour, un nouveau classement arrive alors que le classement UCI et la Coupe du Monde disparaissent. Il ressemble beaucoup au Super Prestige, mais le terme de "champion du Monde aux points" a disparu. L'UCI avait tenté de banaliser les monuments en donnant autant de points à toutes les classiques et aux trois Grands Tours. Elle fait marche arrière avec le classement ProTour. Le Tour de France redevient l'épreuve la plus richement dotée en points. Pour ses deux premières éditions, le lauréat a été rapidement connu : Di Luca en 2005 et Valverde en 2006. Cette année, la lutte est encore un peu serrée, mais les coureurs ne semblent pas se lancer à corps perdu pour détrôner Di Luca. La crise du cyclisme et du Pro-Tour semble quelque peu éclipser ce classement, rendu peu lisible par la coexistence de 5 classements continentaux.

Sources documentaires : La fabuleuse histoire du cyclisme (Pierre Chany), Vélo-Magazine, memoire-du-cyclisme.net et wikipedia.org


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Fichier mis à jour le : 1/02/2013 à 19:06

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