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L'équipe Louison Bobet 1955-196212 decembre 2018  

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I. LES COUREURS


Au début de l’année 1955, Louison Bobet, double vainqueur du Tour de France, quitte le giron de l’équipe de ses débuts professionnels, le groupe Stella Dunlop. Ce groupe régional n’a jamais eut le souci d’entourer le champion des équipiers qu’il méritait pour étoffer son palmarès à la mesure de son talent. Il a donc décidé de s’engager auprès de la firme Mercier sous la direction du réputé Antonin Magne. En homme d’affaire avisé il a néanmoins obtenu de son employeur la création de sa propre filiale au sein de la phalange principale à l’instar d’autres champions les années précédentes.
En 1955, le groupe portera son nom accolé aux pneumatiques Hutchinson. En 1956, le pétrolier BP (voir aussi le paragraphe qui concerne les écussons) complètera l’ensemble jusqu’en 1962.
Certaines sources font état d’une année supplémentaire : 1963. Il semble pourtant qu’il s’agisse d’une erreur du à une faute d’impression sur les Cahiers de l’Equipe de 1963 qui indique une filiale Louison Bobet sous laquelle sont inscrits les coureurs étrangers de l’équipe Mercier comme Victor Van Schil ou encore Willy Vandenberghen !
Des cartes postales verront le jour, difficile d’en cerner le nombre exact car comme chez Mercier, on ne fait pas mention d’année de publication. Nous mentionnerons donc l’effectif théorique (ces coureurs figurent au moins une fois sur une liste d’engagés sous la bannière Bobet) et désignerons le nom des coureurs pour lesquels nous disposons d’une carte publicitaire officielle en le surlignant.

I.1 TABLEAU DES PROFESSIONNELS

1955 1956 1957 1958 1959 1960 1961 1962
BOBET Jean BOBET Jean BOBET Jean BOBET Jean BOBET Jean
BOBET Louis BOBET Louis BOBET Louis BOBET Louis BOBET Louis BOBET Louis
LE BER Claude LE BER Claude LE BER Claude
PONTET Roger
COSTE Charles
ROLLAND Antonin ROLLAND Antonin ROLLAND Antonin ROLLAND Antonin ROLLAND Antonin
PARDOEN Pierre PARDOEN Pierre
PIPELIN Francis PIPELIN Francis PIPELIN Francis
GOUGET Pierre
DUPRE André
BARBOTIN Pierre BARBOTIN Pierre
ANDREWS John ANDREWS John ANDREWS John
WASKO Joseph
CHAMPION Jacques
LE BIGAULT Emile
LEBORGNE Simon
RICOU Jean
LE BIHAN François
GEYRE Arnaud

On pourrait ajouter :
- Francis Pipelin (1955/1958)
- Pierre Gouget (1957)
- Pierre Barbotin (1959)
- Antonin Rolland (1960)
- Hubert Fraissex (1961)
- Bertolo Polo ( critérium international 1959)
- Eugène Telotte (Paris-Roubaix 1956)
Mais un doute subsiste car soit ces coureurs ont porté principalement le maillot Mercier, soit ils couraient également (et même principalement) pour d’autres équipes. En effet, Barbotin en 1959 et Rolland en 1960 faisaient partie de Margnat, tandis que Pipelin s’était aligné sous les couleurs de Terrot, en 1955 comme indépendant. Barbotin, cumulera les maillots car il porta occasionnellement le maillot Urago en 1959.
Ce sont uniquement le nom des coureurs professionnels et comme pour la maison mère une pléiade d’indépendants portera également le maillot jaune très caractéristique de la firme (voir tableau annexe).

I. 2 TABLEAU DES INDEPENDANTS

1955 1956 1957 1958 1959 1960 1961 1962
Sadat Jacques Abadie René Quemère
Ben Brahim Mohamed
Dhieux Daniel
Fayard Raymond
Grossier René
Massard Jean
Sabathier Jacques
Negroni Roselino
Sentier Gilbert
A ces noms, il faut ajouter Mario Sandona et André Fontagnères mais sans pouvoir préciser l’année. Sans certitude, en 1958, un certain Darote est également cité.

Les indépendants

II. LES MAILLOTS (par ordre chronologique)


Grâce à Patrick Feyaerts et surtout Jean-Louis Bey, nous pouvons « tenter » de compléter l’étude des membres de l’équipe par des précisions portant principalement sur les maillots employés par la firme.

Un peu « d’histoire » nous permettra de mieux appréhender cette recherche.

Il faut se rappeler qu’au début des années cinquante, plusieurs champions avaient été autorisés à créer leur propre filiale au sein de l’équipe Mercier. En général le maillot reprenait la couleur violine des Mercier, la couleur des épaules et des manches signalant leur particularité :
- vert amande pour F. Pélissier
- blanc pour Speicher
- gris pour Archambaud
- bleu ciel pour Le Grevès
- orange pour Magne
- jaune pour Leducq
- rouge pour Lapébie
- bleu pour C. Pélissier

Cette standardisation ne s’est d’ailleurs pas mise en place immédiatement et, dans un premier temps au lendemain de la guerre on voit des maillots violines avec inscription A. Magne, Leducq ou Archambaud, des maillots mi rouge, mi violine pour Lapébie, ou mi jaune, mi violine pour Leducq ou encore mi orange, mi violine pour A. Magne… sans compter les particularités de maillots portés sur Bordeaux-Paris…

Orange, ou … entièrement violine pour Magne








Vert pour F. Pélissier




Blanc pour Speicher




Bleu-ciel pour Le Grèves




Gris, ou entièrement violine pour Archambaud






Rouge pour Lapébie






Jaune, ou encore entièrement violine pour Leducq






Fin 1954, Bobet participera déjà à Paris-Tours pour le compte de la célèbre firme stéphanoise car en septembre le contrat est signé par Louison qui a été recruté par M. Mercier (et non par A. Magne). Cela passera inaperçu car le champion porte à ce moment-là son maillot de champion du monde sans publicité ! Accessoirement on peut d’ailleurs signaler que la cohésion entre la phalange Bobet et l’équipe Mercier n’a jamais été vraiment parfaite. A. Magne, s’il admirait énormément le champion, n’appréciait pas du tout l’indépendance de caractère de L.Bobet et son désir d’être « le patron » de l’équipe (il n’avait pas été partisan de le recruter !)… Et il n’a jamais été enthousiaste à l’idée de mettre « ses » coureurs violines au service (et aux ordres !) du champion.

En 1955 Mercier fabriquera donc des vélos L. Bobet, une nouvelle filiale voyait le jour, le maillot de la formation sera jaune avec bordures et inscriptions violettes ou bleues, ces derniers en principes réservés pour le champion Breton et son frère Jean.
Comme souvent à cette époque, la situation n'est pas entièrement limpide. Il est certain que deux variantes de maillot existaient, l'une avec inscriptions et bordures bleues et l'autre avec inscriptions et bordures violines, la couleur de la maison mère Mercier. Jean Bobet, source impeccable, affirme que les maillots avec les bordures et les inscriptions bleues étaient réservés pour son frère et lui et il a confirmé cela dans une lettre à notre ami Jacques Gimenez. Il est en tout cas exact que tout document couleur que nous avons pu retrouver montre les deux frères en jaune et bleu. Toutefois, même si les autres membres de l'équipe portaient généralement des maillots de la variante jaune-et-violine, il leur arrivait aussi de porter des fois du jaune et bleu. Ainsi, Pierre Barbotin, équipier et proche des deux frères, avait dans sa possession deux maillots avec les inscriptions et bordures en bleu. Une photo de l'un de ces maillots illustre la troisième partie de ce texte.

II.1 L'ANNEE 1955 : les premiers maillots













Louison Bobet, BP apparaît déjà, au moins sur la carte, peut-être sur les manches?


II.2 LES ANNEES 1956-1962










1956-1957

Pierre Pardoen

Francis Pipelin *

Antonin Rolland *

Claude Le Ber
1958

Antonin Rolland

Pierre Barbotin
1960 1961

André Dupré

Simon Leborgne
* Les barres du L et du T semblent peut-être se rejoindre. La photo n'est cependant pas conclusive et nous doutons que le dessin se ferme véritablement.

III. LES TYPES DE MAILLOTS

Le polo : 1955/1957 avec ou sans fermeture éclair (col chemise)


Le « col rond », toute la période
Avec fermeture éclair et les lisérés arc-en-ciel

Sans la tirette (belgicisme), le col est entièrement violet ou bleu


III.1 PARTICULARITES


a) L'inscription L Bobet, avec la barre du L soulignant l'inscription BOBET, se trouve généralement sur la poitrine, sur les deux poches, mais se trouve des fois tout en haut du maillot, au-dessus de ces deux poches. Les deux modèles sont montrés dans la page précédente. Il existe une variante dans le fait que la barre du L s’arrête à la hauteur de la barre verticale du T (et ferme peut-être le dessin, mais nous n'en avons pu trouver aucune confirmation photographique). On la voit sur plusieurs photos d’A. Rolland (carte 56, équipe au Giro 58)

b) Autre particularité : on retrouve au départ Hutchinson sous une forme manuscrite avant d’adopter progressivement les caractères d’imprimerie à partir de 1956 (tout comme c’est également le cas pour Mercier).

III.2 LES ECUSSONS

Les écussons BP, qui font leur apparition dans le peloton dès la saison 1956, vont pareillement connaître une certaine évolution ; petite précision BP n’est pas au départ un extra sportif mais bien un producteur de graisse. Une manière comme une autre de contourner les règlements de la F.F.C. et donc d'éviter l'association obligatoire avec un club cycliste.
Les maisons de cycles associées avec un "sponsor" extra-sportif étaient par le règlement obligées de s'associer à un club cycliste. Nous avions donc ACBB-Helyett-Potin (ou Leroux), VC12-St Raphaël-Géminiani et autres, tandis que Mercier et Peugeot, bien que soutenus par BP, échappaient à cette exigence.

Malheureusement, des documents en couleur sont rares à cette époque et peu de maillots ont résistés aux ravages du temps, donc il est très difficile d'être affirmatif sur le format exact des écussons BP. Toutefois, il semble certain que la première variante se présente sous la forme d’un écusson « rajouté » : il est généralement en plastique (mais des variantes en tissu existent également) et initialement dans les couleurs du pétrolier (bordure et inscription jaune sur un fond vert, avec un bord blanc autour de l'écusson), aussi bien pour Peugeot que pour Mercier et pour L Bobet. Il est possible que Mercier a utilisé en cours de saison également un modèle alternatif, où le logo BP apparaît en jaune sur un fond violet, bordé de blanc. En tout cas, nous nous verrons donc pendant deux saisons Louison portant un maillot avec des inscriptions bleues et un écusson vert, comme en témoigne la photo ci-dessous.

1956





1957
En 1957, Mercier présente un écusson textile violet, liseré jaune, tandis que Louison Bobet continue d'utiliser un écusson vert. Peugeot de son coté arbore un écusson BP jaune sur fond noir.



1958
En 1958 l'usage de l'écusson noir avec inscription et liséré jaune sera commun aux trois marques.







1959
1959 voit enfin apparaître la forme « ultime », le liseré jaune disparaît : demeure le logo BP jaune sur fond noir.



Jean Bourles en 1959


Il est cependant certain que des anciens modèles continuaient à être utilises ensemble aves les nouveaux. Le peu de maillots d'époque que nous retrouvons aujourd'hui n'apportent pas beaucoup d'éclaircissements. Les écussons étaient initialement collés et ensuite cousus sur les manches, donc il n'est jamais certain que l'écusson que nous y trouvons aujourd'hui est bien l'écusson original : une paire d'écussons perdus peut très bien avoir été remplacée par une autre paire, plus récente, ou même plus ancienne.


Photo d'un maillot ayant appartenu à Pierre Barbotin. Nous remercions M. André Vincent pour son aimable autorisation d'utiliser cette photo. Nous remarquons les inscriptions et bordures bleues, le col rond avec fermeture éclair, l'inscription publicitaire sur les poches et les écussons BP noirs avec lettres et liséré jaunes. Il est donc plus que probable que ce maillot date de 1958.

IV. LES CARTES

Un nombre de cartes de l'équipe L Bobet ont été publiés. Tout comme pour l'équipe Mercier, il ne s'agissait pas de séries annuelles, mais en fonction de l'adhérence du coureur à l'équipe et en fonction de son importance et de ses résultats, des mises à jour ou des nouvelles cartes étaient sorties. Il est donc très difficile de dater ces cartes, mais un essai est fait ci-dessous.

- Barbotin : 58
- J. Bobet : 55 (sans écusson), 57 (courant 56 est possible)
- L. Bobet : les deux en polo de 55, les 3 autres respectivement de 56, 57 ou 58 et 60 ou 59
- Dupré : 60
- Fontagnères ????
- Le Ber : 55 et 56 ou 57
- Le Borgne : 61
- Pardoen : 57
- Pipelin : 57 et (probablement) 61 (59 et 60 sont possibles, mais ces années il était plutôt Mercier)
- Quemère : 61
- Sandona ?????
- Rolland : 55 (polo sans écussons), les deux autres probablement de 57 (Hutchinson en "écriture") et de 1958 (HUTCHINSON en majuscules d'imprimerie)


WILLY ANSEEUW, JEAN-LOUIS BEY, PATRICK FEYAERTS (par ordre alphabétique)




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