Accueil     Forum     Coups de pédales                           Admin
"Vous êtes des assassins" - Tour de France 191019 decembre 2018  

 Archives courses

Tour de France

Courses à étapes

Courses en ligne

Courses disparues

Championnats

Critériums

Piste

Cyclo-cross

Féminines

Amateurs

 Archives coureurs

Lexique

Palmarès

Équipes / Maillots

Photos

 Archives dossiers

Les annuaires

Les dossiers

 Accès adhérents

L'éphéméride

Mises à jour/Infos

Coll. P. Weecxsteen

Coups de Pédales

Téléchargements

Liste adhérents

 

 ACCÈS DIRECT

     Annuaire 2018

     Classement UCI

     Calendrier 2018

     Coupe France 2018

 

 Interactivité

Contacts

Recherches

L'Association

Forum

Liens cyclistes

L'actualité

Ajouter aux favoris

10ème étape - Luchon-Bayonne - 326 km



Octave Lapize dit "Le Frisé"

10ème étape - vainqueur : Octave Lapize (Fra) en 14h10'

Le 21 juillet 1910, à 3h30 du matin, est donné le départ d'une étape qui va entrer dans l'Histoire du Tour de France comme l'une des plus difficiles jamais courue. Plus de 326 kilomètres dans les Pyrénées, avec en point d'orgue la montée des quatre géants que sont les cols de Peyresourde, d'Aspin, du Tourmalet et d'Aubisque. À la veille de cette étape redoutable, le Luxembourgeois François Faber possède 15 points d'avance sur Octave Lapize, réputé le meilleur grimpeur du peloton (à cette époque, le Tour se court en effet aux points et non au temps).

Dès les premières pentes de Peyresourde, Octave Lapize s'échappe et passe en tête à Aspin. Gustave Garrigou, 4° au général, le suit de près et le rejoint dans l'interminable montée du Tourmalet. L'ascension se transforme rapidement en une lutte fratricide, les deux hommes prenant le commandement de la course à tour de rôle. Gustave Garrigou demeure toute la montée sur sa machine, tandis qu'Octave Lapize est contraint d'alterner la course à pieds et le pédalage. Pourtant, c'est lui qui parvient le premier en haut du géant pyrénéen, avec un peu moins de 500 mètres d'avance sur son dauphin. Alors que les deux hommes semblent se diriger vers une victoire confortable dans l'Aubisque, l'impensable se produit. Revenu du Diable Vauvert, un inconnu, sans équipe, François Lafourcade, a rejoint et semé Octave Lapize et Gustave Garrigou.

Il grimpe le dernier col de la journée à faible allure, mais avec une impression de puissance exceptionnelle. Totalement anesthésié par l'effort, il est incapable de parler ou de bouger la tête, fixant la route et se concentrant sur son effort surhumain. Au sommet, d'après les calculs des organisateurs, Octave Lapize arrive avec plus d'une heure de retard sur son temps de passage au Tourmalet. En outre, il termine à pied, plus d'un quart d'heure après François Lafourcade. Il ne cesse d'invectiver les organisateurs : "Vous êtes des assassins. Oui, des assassins ! ". Dans un état de rage compréhensible après un tel effort, il continue de jurer, annonçant même son abandon au bas de la descente, à Eaux-Bonnes. Gustave Garrigou est quant à lui loin derrière.

À Eaux-Bonnes justement, François Lafourcade a pointé avec seize minutes d'avance sur Octave Lapize, mais à bout de force s'est arrêté plus de quatre minutes avant de repartir. Il est désormais talonné par "le frisé", qui a retrouvé ses forces dans la descente et revient inexorablement sur lui. Il le dépasse en compagnie de l'Italien Pierino Albini revenu d'on ne sait où, et fonce sur Bayonne. François Faber est derrière et crève pour la cinquième fois à une quinzaine de kilomètres de l'arrivée. À Bayonne, Octave Lapize règle Pierino Albini au sprint ! Il faut attendre plus d'un quart d'heure pour voir arriver François Faber, qui précède Louis Trousselier et l'héroïque François Lafourcade, qui reçoit une ovation devant son public.

Le sixième de l'étape perd 36 minutes, tandis que Gustave Garrigou, huitième, pointe à près d'une heure des deux premiers. Une défaillance terrible dans le Tourmalet a eu raison de lui. Néanmoins, il est le seul à être demeuré sur sa machine pendant quinze heures d'affilée ! Les derniers coureurs franchissent Aubisque dans la nuit noire. Seuls dix coureurs ne sont pas hors délai, mais la direction de course décide juste à propos de ne disqualifier aucun concurrent, même ceux qui ont rejoint la ligne d'arrivée en voiture. Octave Lapize, bien que vainqueur, ne change pas d'opinion, et confirme bien après l'arrivée que "Desgrange est bien un assassin ! ". Les 59 rescapés de l'étape Luchon-Bayonne entrent néanmoins dans la grande Histoire du Tour.


    Une remarque sur ce fichier ? : écrivez-nous

Fichier mis à jour le : 1/02/2013 à 19:06

   Dernières news

Toutes les infos




 
A propos du site        Légal        Contacts
 
© 1997/2018 - memoire-du-cyclisme.eu - Tous droits réservés - Site déclaré auprès de la CNIL sous le n°834126