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Michael Wilson le bon vivant13 decembre 2018  

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Premier Australien à remporter une étape sur un Grand Tour (Giro 1982), Michael Wilson ne possédait pas ce professionnalisme anglo-saxon réglé au millimètre et ne se prenait pas au sérieux. Grand amateur de vin français, il en a fait son métier chez lui en Australie, il a laissé de très bons souvenirs à ses anciens équipiers. Retour sur la carrière de ce pionnier venu de Tasmanie.

Par Martial Hespel le 27 septembre 2010

Michael Wilson est l'un des précurseurs de la présence massive du cyclisme australien au sein des pelotons européens. A l'instar de Phil Anderson, il va lui apporter ses lettres de noblesses. Équipier modèle, il écrit durant ses neufs saisons professionnelles de belles lignes à son palmarès.

DES DÉBUTS EN FANFARE SUR LE GIRO ET LA VUELTA
En 1982, Michael Wilson pose ses valises en Italie chez Alfa Lum-Sauber. Il s'agit de son premier contrat professionnel, il a alors 22 ans. Durant cette première saison, il ne sera pas le seul australien de l'équipe : Clyde Sefton - vice-champion Olympique à Munich - l'accompagne dans cette aventure sur le vieux continent. Calendrier italien oblige, dès sa première saison, Wilson fait mouche sur le Tour d'Italie. Il s'impose lors de la 2ème étape entre Viareggio et Cortona. Un Giro qu'il termine à une honorable 43ème position. Cette même année, il remporte un contre-la-montre : le Trophée Nencini et prend la 3ème place du Tour du Piémont. En 1983, les frères Lerrajeta rejoignent Alfa Lum. Le plus illustre des deux, Marino, a pour ambition de remporter son Tour national pour la deuxième année consécutive. Michael Wilson sera à son service pour tenter de réussir ce défi. Mais l'Espagnol sera battu par Bernard Hinault. De son côté, l'Australien clôture ce Tour d'Espagne de la plus belle des manières en s'imposant en solitaire lors de la dernière étape dans les rues de Madrid et termine 52ème du classement général. Après une saison 1984 marquée par sa victoire dans le Tophée Matteotti, Michael Wilson est aligné sur le Giro 1985. Toujours au service de son leader espagnol, Wilson réalise son meilleur Grand Tour avec une 8ème place au classement général final. Spécialiste de l'effort solitaire, Wilson était également très à l'aise dans l'exercice particulier du Trophée Baracchi : 5ème en 1984 associé au Suisse Serge Demierre et 2ème en 1985 et 1986 aux côté de Daniele Caroli. Il lui reste à découvrir le Tour de France.

DROIT DANS SES BOTTES
En 1988, il s'installe dans une équipe suisse : Weinmann - La Suisse, qui sera renommée dès 1989 : Helvetia - La Suisse. Frédéric Vichot se souvient de cet épisode : "Le sponsor principal, Weinmann, nous a lâché juste avant le Tour de France. Ce coup du sort a permis à l'équipe de se souder d'avantage et Michael n'en était pas le moins fidèle" relate l'ancien coureur. Durant trois saisons, l'Australien va faire preuve d'un comportement exemplaire : "C'était un garçon très correct et charmant. Un excellent compagnon d'équipe" se souvient Jean-Claude Leclercq. Autre équipier français de Michael Wilson, Gilles Delion évoque un coureur honnête et droit : "Lorsqu'il avait de bonnes jambes, Michael était capable de grandes choses. Mais au moment de se mettre à la planche pour le leader de l'équipe, il n'hésitait pas une seconde". Le Tour de Romandie 1989 en est le parfait exemple. Faute de leader absolu chez Helvetia, chacun avait carte blanche au début des courses à étapes : "Mais lors de la dernière journée, je n'avais qu'une seconde de retard sur Robert Millar " poursuit Delion. Malgré sa bonne place au classement général, Michael n'a eu aucun mal à se sacrifier pour moi". Au final, Delion termine 2ème, Wilson 8ème et c'est Phil Anderson qui remporte la timbale. Cette saison 1989 sera jalonnée de deux succès majeurs pour Michael Wilson : la 3ème étape de Tirreno-Adriatico et du Tour de Suisse et d'une 69ème place au Tour de France, après avoir terminé 50ème l'année précédente. Avec le Trophée Baracchi, il fait du Grand Prix des Nations son rendez-vous annuel de fin de saison : 3ème en 1988, 4ème en 1989 et 7ème en 1990. De belles places d'honneurs malgré une allure peu académique, comme le confie Frédéric Vichot : "Il avait une fréquence de pédalage très rapide et broyait complétement ses pédales. Les mécaniciens avaient du travail avec lui".

VITICULTEUR EN AUSTRALIE
"Il n'a pas eu le palmarès qu'il aurait dû avoir. Il n'était pas prêt à faire tous les sacrifices pour y parvenir. Il ne se prenait pas au sérieux et avait une certaine nonchalance qui le caractérisait" se souvient Frédéric Vichot. Déjà acquéreur d'un hôtel en Tasmanie - ancienne prison - durant sa carrière professionnelle, Michael Wilson s'est aujourd'hui reconverti dans la viticulture (voir ici). Cette nouvelle activité ne relève pas de la surprise pour Gilles Delion : "Il aimait le bon vin français". Frédéric Vichot confirme : "Je me souviens que sur le premier Tour de France que nous avons fait chambre ensemble, tous les soirs, Steve Bauer, Michael Wilson et moi-même, nous achetions une bonne bouteille de vin". Wilson a d'ailleurs appelé son vignoble "VÉLO". Michael Wilson a toujours eu ça dans le sang.


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Fichier mis à jour le : 1/02/2013 à 19:06

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